Engleek

White noise and silent thoughts

Au jour de mon jour, en ces premières heures matinales, me voici en route pour mon chez moi. Je viens de passer quelques heures chez des amis qui ont su me persuader de venir chez eux, qu'ils me détournent les idées de mon bas moral.

J'aurais du rentrer plus tôt, prendre les transports publiques, arriver pour peut-être travailler, mais de nouveau persuadé, je reste au moins jusqu'aux premières minutes du jour, et un whisky de célébration.

A l'heure qu'il est, les routes et rues sont vides et silencieuses, d'autant plus que le début d'un édredon blanc commence à s'installer, semblant suffoquer et recouvrir avec un dévouement implacable mais calme le moindre son.

Je suis sorti de la tour de leur immeuble, et à la place du vent impressionnant mais habituel, je fis face à un nuage de flocons silencieux, une neige qui m'accueillera tout au long de mon chemin.

Chaque flocon laisse une ombre sur le sol comme un insecte proche du sol, et son atterrissage provoque le plus léger des sons, imperceptible seul, mais qui, amplifié mille et encore mille fois, produit un crépitement omniprésent. Ce bruit de fond me calme d'une façon spirituelle, et j'enlève capuche et manteau pour mieux le ressentir.

Mes pensées sont troubles ces derniers jours. La concentration ne me vient qu'avec peine et je tombe souvent dans des regards distants qui ont inquiété. Certains sauront de quoi je pense, les autres devront languir dans ce suspense.

Comme la neige qui m'entoure, chaque pensée se pose et apporte un léger doute et un grain d'angoisse, et cette soirée aura aussi su installer un doute supplémentaire.

En rentrant, mes pensées me captivent, et mes mouvements sont automatiques. Je bannis avec soin la neige qui fournit froid et contraste à mon manteau, l'accroche à sécher, et arrivé dans ma chambre, d'un geste insouciant, je passe la main dans mes cheveux, envoyant une dose magnifique de neige sur mon lit.


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